Résumé des épisodes précédents : le 375th est maintenant à Volkel comme à la maison. L’armée de tonton Adolf s’est fait botter l’arrière-train par les troupes de l’Oncle Sam à Kleine Brogel, les oiseaux de tonton Herman se font tirer à vue comme si c’était la réouverture de la chasse tous les jours et, euh, c’est quoi, cette sirène ? Encore un exercice à la con ?

Non, ce n’est pas un exercice à la con : c’est bien la sirène du scramble qui force les Mustang à s’élancer dans la fraîcheur matinale. Jim, l’artilleur de DCA au premier plan, a une petite boule au ventre, car c’est vers la base de Volkel que se dirigent les contacts menaçants.

Rapidement, les ennemis sont identifiés : il s’agit d’un groupe de He-111 (tout de blanc vêtus sauf un, il faut croire que les météorologues avaient anticipé des chutes de neige, comme quoi ces gens sont nuls quel que soit leur camp). Les P-51 leur tombent dessus en hurlant, comme il se doit, « Tally-Ho-mais-rappelez-vous-pas-de-passes-dans-les-six-faisez-pas-les-cons ! ». Un cri de guerre certes un poil long, mais didactique et pertinent.

2Pattes applique parfaitement les consignes et crible de 12,7mm ce He-111, le seul qui n’avait pas enfilé sa livrée hivernale et qui se pensait plus discret que les autres, haha le con…

Peut-être que dans son cockpit, Vaught a lui hurlé « Tally-Ho-boarf-les-passes-dans-les-six-ça-passe-si-on-reste-pas-trop-longtemps ». Il s’en tirera avec un trou dans le moteur et de gros courants d’air dans l’habitacle…

…avant d’avoir l’amabilité de divertir l’escorte et de s’éjecter quelques instants plus tard.

Les bombardiers allemands subissent des pertes abominables mais les survivants poursuivent, quand leurs moulins le leur permettent, leur route vers la base.

Du cri de guerre, Riri eût sans doute sa propre interprétation lui aussi, du genre : « Tally-Ho-des-passes-dans-les-six-si-je-veux-d’abord-en-plus-les-mitrailleurs-teutons-sont-tous-bourrés-au-schnaps ! ». Quelques secondes plus tard, il était mort.

Malgré ces pertes, incluant celle de Flappie qu’un vil Bf 109 troua de partout, les bimoteurs sont quasiment tous stoppés avant la base de Volkel. Bon, certains sur le fil, faut avouer. Bed, en RTB anticipé pour cause de fuites de carburant, voit pleuvoir quelques He-111 sur le terrain.

Dont un qui se pose en catastrophe près du parking des Mustang. De vrais gentlemen seraient sortis de la carlingue les mains en l’air en disant : « OK, messieurs, vous nous avez eus à la loyale, nous nous rendons. Voulez-vous goûter nos cigarettes faites à partir de fanes de carottes séchées que nous fumons depuis que notre pays est sous embargo ? ».
Mais non. Cette bande de gougnafiers font feu de toutes leurs mitrailleuses pour allumer des P-51 au parking en insultant les mamans des pilotes. Comment voulez-vous mener dignement une guerre contre des gens pareils, franchement ?